Le plancher grinça et, dans la maison envahie par la pluie et la peur, entra un chat . Son pelage ruisselait, une oreille pendait, et ses pattes arrière fléchissaient. Il fixait Romain, allongé dans son lit, et avançait lentement.

Ce qui paraissait autrefois un bonheur — le silence du village, l’air pur, la petite maison loin des routes — était devenu cauchemar. La pluie emportait la route, le vent arrachait les toits, le tonnerre grondait.
Une tôle frappa Romain au dos, il s’écroula, suffoquant dans son souffle rauque. Sa famille l’entraîna à l’intérieur, sa mère tentait de calmer ses cris, mais l’ambulance ne pouvait pas venir .
Les calmants n’aidaient pas. Alors il arriva — le vieux chat du village. Lui aussi blessé, mais il grimpa sur la poitrine du garçon. Ses pattes se fermaient et s’ouvraient lentement, comme s’il absorbait la douleur.

Le cri de Romain s’éteignit, sa respiration s’apaisa, il s’endormit. Mais le chat se mit à hurler — aigu, déchirant.
Il se traîna vers la rivière, sachant que son heure approchait. Mais il emporta avec lui la souffrance du garçon.
Quand l’orage s’apaisa, le frère retrouva le chat dans l’eau — faible mais vivant. Le soir, le chat marcha seul vers la famille. Et quand il chancela, la mère le prit dans ses bras .